Articles divers
5° Café repaire
Association - Articles divers
Écrit par HAMANN Laurent   
Vendredi, 20 Janvier 2012 16:34

Rendez-vous

au café le Terminus

le mercredi 08 février

à 19h30.

Qu'est-ce que le "café repaire" de Sarreguemines ? D'abord, une précision s'impose : cela n'a rien à voir avec Paniers solidaires. Si quelques membres de notre association y participent, c'est à titre individuel.

Le "café repaire" est un "café citoyen". Oui, mais encore ? Eh bien ! c'est un peu comme un café philo : un lieu de débat, où chacun présente un point de vue en tâchant d'argumenter ses propos et de respecter ses interlocuteurs. La seule différence, c'est que la discussion a une tournure moins abstraite que les débats philosophiques. Elle porte cependant sur des thèmes d'intérêt général, susceptibles d'intéresser le plus grand nombre (d'où le nom de "café citoyen").

Pour plus de renseignements (concernant le thème de la soirée, par exemple), contacter Jordi : soit directement, soit en lui envoyant un message à cette adresse : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

alt

 
Terre à terre
Association - Articles divers
Écrit par GODARD François   
Mardi, 20 Décembre 2011 13:11

Le 5 novembre, l'émission Terre à Terre, de France Culture (tous les samedis matin à 7h05), était de nouveau consacrée aux Amap - associations pour le maintien d'une agriculture paysanne.

Avec : Jocelyne Fort, agricultrice maraîchère bio à Jonquières Saint-Vincent (Gard) depuis 1992 et « agricultrice 100% Amap » depuis 2006. La ferme propose aujourd'hui près de 100 produits différents bio à l'année : légumes, fruits, œufs.
Fournit trois Amap (Marseille, Martigues, Istres)
et deux Amap gardoises (Villeneuve-lez-Avignon, Nîmes).
Le blog de l'exploitation. (photo © La Roustide)

 

05.11.2011 - Terre à terre

Les Amap (2) 53 minutes

Portrait-témoignage de Jocelyne Fort, maraîchère bio dans le Gard

Sommaire de l'émission :

  • Circuit long en bio conduit aux mêmes résultats économique qu'en conventionnel
  • Comment l'AMAP l'a sauvé du dépôt de bilan et de l'huissier
  • Pourquoi être 100% en AMAP: "je ne me vois pas vendre sur le marché les légumes de 1° choix et distribuer le 2ème choix en AMAP"
  • Partage réel de toute la récolte: Comment est calculé le panier de légumes pour la semaine pour 4 personnes à 28,50€ ?
  • Avantages et inconvénients d'être en AMAP
  • Avenir des AMAP
  • Sortir du système: hors du marché, plus de balance, partage de la récolte
  • Parrainage des jeunes maraichers qui s'installent.
  • Nouveau business: récupération du concept de panier sur INTERNET et dans les grandes surfaces
  • Pas que des "bobos" dans les AMAP, mais des jeunes au RSA qui donnent une priorité à la nourriture et à leur santé.

Trouvez une petite heure pour écouter ce témoignage d'une grande qualité

 
Daniel et Denise Vuillon, hérauts de l’"agriculture paysanne»
Association - Articles divers
Écrit par GODARD François   
Lundi, 12 Décembre 2011 16:37
Daniel et Denise Vuillon, un couple de maraîchers varois à l’origine en 2001 des «associations pour le maintien d’une agriculture paysanne» (Amap), incarnent, à l’image de leur ferme menacée d’expropriation, un îlot de résistance.
«Avant, entre ici et Toulon, cohabitaient une trentaine d’exploitations maraîchères qui constituaient la +ceinture verte+ de la ville», explique Daniel. Puis le centre commercial a ouvert en 1989 et un à un, les agriculteurs ont été expropriés.
Or, confie-t-il d’une voix douce, «je suis né ici, ma mère y habite encore, et ça, ça ne se règle pas avec un chèque».
D’abord isolés dans leur combat judiciaire, les Vuillon sont désormais soutenus par les familles adhérentes à leur Amap, qui se nourrissent de leurs productions et «sont autant de bulletins de vote», dit le maraîcher de 67 ans: «Un certain type de résistance», sourit-il.
Ironie de l’histoire: l’entrée des «Olivades», propriété de la famille depuis 1804, cachée par une haie de bambous au bout d’une allée contournant un concessionnaire automobile, n’est qu’à quelques mètres d’un fast-food américain bien connu...
Or, c’est aux Etats-Unis, où le couple rend visite à leur fille, architecte à New York, qu’ils découvrent les CSA ("community-supported agriculture") et trouvent là l’idée qui, ils en sont persuadés, leur permettra de continuer à vivre de leur métier.
Ce partenariat producteur/consommateurs, indique Denise, existe au Japon depuis plus de 40 ans, appelé «Teikei», et a permis à ce pays de conserver 10% de ses emplois dans l’agriculture, contre 3% en France.
Ainsi naît l’Amap, avec une idée simple: chaque famille s’engage pendant un an sur la production d’une ferme pour permettre à un maraîcher de vivre correctement, celui-ci promettant en échange de respecter la biodiversité et de pratiquer la biodynamie.
Aux Olivades, on cultive jusqu’à 40 variétés de tomates et 140 types de courges, pour 180 familles qui récupèrent chaque semaine un panier d’une valeur de 25 euros. Au «menu» cet hiver: courge, carotte, navet, chou chinois, salade frisée, blette, pomme de terre... S’y ajoutent des produits de producteurs «en contrat": oeufs, fromages, volailles du Gers, poissons, riz de Camargue...
«On a la traçabilité sur tout», contrairement à la «valse des étiquettes» des grandes surfaces qui tendent «à mélanger sites de conditionnement et sites de production», souligne Daniel, passé par le syndicalisme agricole.
Ancienne infirmière, sensibilisée au fait que la «nourriture est notre premier médicament», Denise préconise même l’entrée en Amap comme «thérapie pour tous ces agriculteurs tentés par le suicide».
Les satisfactions sont nombreuses, énumère Daniel, dont les yeux bleus pétillent: permettre «la reprise de fermes» menacées d’abandon, «offrir à chacun une qualité jusqu’alors réservée à une élite», entretenir une convivialité avec le consommateur, etc.
Même si, admet ce couple discret marié depuis plus de 40 ans, une Amap ne peut être qu’une «transition». Pour eux, il est «urgent de valoriser la production locale: on est très en retard sur les Italiens par exemple, avec leur mouvement +Slow Food+».
Pour autant, dix ans après sa création, le mouvement des Amap (environ 6.000 en France), s’essoufle, s’inquiètent ses créateurs.
«Si j’ai écrit ce livre (+L’histoire de la première Amap+, L’Harmattan), ce n’est pas pour célébrer un anniversaire mais pour continuer à en faire la promotion», explique Denise.
Depuis deux ans, «il n’y a plus de liste d’attente» pour adhérer à ces structures. Le modèle connaît une «dérive consumériste», les consommateurs n’étant «pas toujours prêts à payer le juste prix, tout en continuant à réclamer de bons produits».
Autre souci: l’arrivée des produits «bio» dans les grandes surfaces. «Les gens ne pensent pas que quand un produit bio n’est pas cher, c’est que les gens qui le produisent ne sont pas bien payés», relève Daniel.
Malgré cela, le concept essaime dans le monde, et la Roumanie, le Maroc, l’Ouganda, le Togo, le Maroc... ont déjà reçu la visite des Vuillon, autoproclamés «ambassadeurs itinérants» des Amap depuis leur retraite. Avec comme objectif: «soutenir des projets allant vers l’autonomie alimentaire», le nouveau combat de ces grands-parents dopés à l’énergie militante.
 
QUI SONT LES TARTES ?
Association - Articles divers
Écrit par HAMANN Laurent   
Lundi, 07 Février 2011 13:06

Après le monde selon Monsanto Marie-Monique ROBIN récidive : Notre poison quotidien - le 15 mars sur ARTE

 

 

 

Date : Sun, 16 Jan 2011
J'ai le plaisir de vous informer que mon film "Notre poison quotidien "sera diffusé le 15 mars sur ARTE, à 20 heures 40. Le même jour mon livre éponyme sera dans les librairies ainsi que le DVD.
Je commence aujourd'hui une série de papiers qui vont expliquer la démarche que j'ai suivie pour réaliser cette longue enquête qui m'a conduite dans six pays européens (France, Italie, Allemagne, Suisse, Grande Bretagne, Danemark), aux Etats Unis, au Canada, au Chili, et en Inde.
Pourquoi cette enquête?
Alors que je travaillais sur le passé et le présent peu glorieux de Monsanto et que je découvrais comment depuis sa création au début du XXème siècle la firme n'a cessé de cacher la haute toxicité de ses produits, je me suis posé trois questions:
- Est-ce que le comportement de Monsanto constitue une exception dans l'histoire industrielle?
- Comment sont réglementées les 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre environnement depuis la fin de la seconde guerre mondiale?
- Y-a-t il un lien entre l'exposition à ces produits chimiques et "l'épidémie de maladies chroniques évitables" que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a constatée surtout dans les pays dits "développés" (les termes que j'ai mis entre guillemets sont ceux utilisés par l'OMS)?
Consciente que le champ d'investigation était très vaste, j'ai décidé de ne m'intéresser qu'aux seuls produits chimiques qui entrent en contact avec notre chaîne alimentaire du champ du paysan (pesticides) à l'assiette du consommateur (additifs et plastiques alimentaires).
Avant d'entreprendre mon nouveau tour du monde, j'ai réalisé un long travail de recherche préparatoire qui a consisté à lire de nombreux livres (une centaine, essentiellement anglophones), rapports, études scientifiques et j'ai rencontré des experts (toxicologues, biologistes, représentants des agences de réglementation), soit directement lors de rendez-vous personnels ou lors de colloques spécialisés. J'ai aussi consulté les archives d'organisations internationales comme l'OMS ou le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui dépend de la première.
des infos ici :  http://robin.blog.arte.tv/category/notre-poison-quotidien/ Marie-Monique Robin

Et pour illustrer et vous couper l'appétit :
la "Recette de la tarte aux cerises" façon moderne.


Voici, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d'une tarte aux
cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu'à l'usine agroalimentaire.

Histoire de la Pâte

Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d'un fongicide avant semis.

Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides selon les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et 1 dose importante d'engrais: 240 kg d'azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l'hectare, tout de même !

Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone, puis arrosés au chlopyriphosméthyl.

Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l'acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l'amylase.
Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au permanganate de potassium. Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) comme l'hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type lécithine.

Histoire de la Crème
La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des œufs*, du lait**, et même de l'huile***
*Les œufs proviennent d'un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des :
- antioxydants (E300 à E311),
- arômes,
- émulsifiants: alginate de calcium,
- conservateurs : acide formique,
- colorants : capsanthéine,
- agents liants: lignosulfate
- et enfin des appétants : glutamate de sodium, pour qu'elles puissent avaler tout ça.
Elles reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens.
Les œufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface, comme l'acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.
** Le lait provient d'un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :
- antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714)
- antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307),
buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324),
- émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol (F496),
- conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284),
- composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),
- agents liants : stéarate de sodium,
- colorants : F131 ou F142
- et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium.
*** Les huiles, quant à elles, ont été :
- extraites par des solvants comme l'acétone,
- puis raffinées par action de l'acide sulfurique,
- puis lavage à chaud,
- neutralisées à la lessive de soude,
- décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium
- et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.
- Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l'acide alginique (E400).

Histoire des Cerises (complété d'après des éléments de "Aromathérapie" Jean Valnet 1990, Maloine)

Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.
* Les cerises sont :
- décolorées à l'anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine.
- Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d'aluminium et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).
- Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur bonne dose d'engrais et de pesticides.
Ce sucre est extrait par :
- défécation à la chaux et à l'anhydride sulfureux,
- puis décoloré au sulfoxylate de sodium,
- puis raffiné au norite et à l'alcool isopropylique.
- Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d'ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l'odeur à partir d'éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles- par économie d'echelle - en comparaison du parfum naturel de fruit. L'exemple developpé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bie des parfums artificiels de fraise, d'ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet etc.
* Le parfum artificel de cerise se compose donc des molécules synthetiques (donc à la
stéréochimie inversée) suivantes :
- acétate d'ethyle
- acéthyl méthylcarbinol
- butyrate d'isoamyle
- caproate d'ethyle
- caprylate d'isoamyle
- caprate d'ethyle
- butyrate de terpenyle
- geraniol
- butyrate de geranyl - acetylacetate d'ethyle
- heptanoate d'ethyle
- aldéhyde benzoique
- aldéhyde p-toluique
- vanilline
- essence artificielle d'amande amère SAP
- essence artificielle de girofle Bourbon
- essence artificielle de cannelle Ceylan
- essence de lie de vin


Ce texte, consacré à "la tarte aux cerises de supermarché" a été rédigé par Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui travailla à l'INRA, avant de quitter l'honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c'est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d'engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement ... morts. Tout ce qui fait la vie, et donc la qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est détruit par les produits chimiques, conduisant à une perte des nutriments et à l'érosion des sols. Membre de la Société américaine de microbiologie (en France , il n' y a plus aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à l'INRA !), Claude Bourguignon a créé avec sa femme le Laboratoire d'analyse microbiologique des sols, qui intervient dans de nombreux pays, pour aider les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.

Commentaire : faites votre tarte vous-même,avec des produits locaux et de nos AMAP ce sera plus succulent et plus simple !

 
Menus toxiques : un enfant ingère plus de 80 substances chimiques différentes dans la journée !
Association - Articles divers
Écrit par HAMANN Laurent   
Lundi, 06 Décembre 2010 19:01

80% des français sont inquiets des résidus de pesticides présents dans les fruits, les légumes ou les céréales. Ils sont autant soucieux (80%) des contaminants que peuvent contenir le poisson ou la viande. Près d'un Français sur deux (48%) estime à ce sujet que les autorités publiques de l'Union européenne n'entreprennent pas suffisamment d'actions pour protéger les consommateurs de ce risque.

C'est parce que nous nous en inquiétons aussi que nous avons souhaité faire cette enquête. Depuis que nous travaillons sur le sujet de l'alimentation et de la contamination des aliments, notamment par les pesticides, nous n'avons de cesse de nous interroger sur l'exposition alimentaire « réelle » à laquelle une personne, particulièrement un enfant, est soumise durant une journée. A combien de substances chimiques différents sommes nous exposés dans une journée par notre alimentation ? A quel type de substances ? Les seuils fixés par les agences officielles sont-ils respectés ? Combien de substances soupçonnées d'être cancérigènes et/ou perturbant le système endocrinien ingérons nous de manière quotidienne ?

C'est pour tenter de répondre à ces questions que nous avons souhaité mener l'enquête. Malheureusement les résultats de nos analyses vont bien au-delà de ce que nous craignions. Si dans la quasi-totalité des cas les seuils légaux (normes, limites) sont respectés pour chaque substance prise individuellement, nous avons été impressionnés par le nombre important de molécules différentes retrouvées susceptibles d'avoir des propriétés cancérigènes et/ou pouvant perturber le système endocrinien.

Entre juillet et septembre 2010, le MDRGF a acheté dans divers supermarchés, des aliments (non issus de l'agriculture biologique) composants les repas types d'une journée d'un enfant d'une dizaine d'années.

4 repas et un encas ont ainsi été élaborés en suivant les recommandations du ministère de la santé. Ainsi 5 fruits et légumes frais par jour ont été inclus dans la journée, de même qu'au moins 3 produits laitiers et un litre et demi d'eau. Sans faire manger trop gras, trop salé ou trop sucré l'enfant, nous n'avons pu faire l'économie de quelques friandises qui entrent régulièrement dans les rations alimentaires des enfants.

Détail des menus analysés

  • Matin : Thé au Lait (eau chauffée dans une bouilloire en plastique), pain de mie, beurre, confiture, jus de fruit (raisin) ;
  • En-cas 10h : pomme ;
  • Midi : salade composée (salade verte, tomate, thon) ; haricots verts / steak ; baguette ; raisin ;
  • Gouter : smoothies aux fruits rouges ;
  • Soir : salade verte, saumon/riz (plat servi dans une assiette en plastique alimentaire); citron pour le saumon ; fromage fondu; pêche ; pain
  • 1 fois dans la journée : chewing-gum pour enfant
  • Toute la journée : eau du robinet

Les substances recherchées

Selon les aliments nous avons ciblé les substances les plus susceptibles de s'y retrouver, parmi les familles de produits suivants :

  • Dioxines/furanes
  • Retardateurs de flamme bromés (PBDE)
  • PCB Dioxine Like (PCB DL)
  • Eléments trace toxique
  • Pesticides

Nous avons également fait analyser d'éventuels transferts de plastiques alimentaires vers les aliments ( phtalates et BPA). En effet, des substances chimiques peuvent se transférer dans la nourriture, notamment lorsque l'on fait chauffer son plat en plastique au micro-onde ou bien son eau dans une bouilloire en plastique.

Nous avons recherché des additifs problématiques indiqués dans la composition sur les emballages des produits.

Nous avons recherché des sous produits de traitement de l'eau et résidus de pesticides en nous appuyant sur les données du Ministère chargé de la Santé, résultat des analyses du contrôle des eaux destinées à l'alimentation humaine datées du 14 juin 2010 et 19 janvier 2010 - Installation de Beauvais Nord.

Nous avons fait appel à plusieurs laboratoires accrédités COFRAC en France mais aussi en Belgique. Selon les substances recherchées, nous avons choisi le laboratoire qui nous semblait le plus performant et le plus réactif.

Les principaux résultats

Nos analyses montrent qu'en 24h, un enfant est susceptible d'être exposé, uniquement par son alimentation, à des dizaines de molécules chimiques soupçonnées d'être cancérigènes ou encore soupçonnées d'être des perturbateurs endocriniens par des instances sanitaires européennes ou américaines !

Au total, 128 résidus chimiques provenant de 81 substances chimiques différentes ont été ingérés dans la journée ! On retrouve notamment :

  • 42 substances différentes classées cancérogènes possibles ou probables,
  • 5 substances différentes classées cancérigènes certaines

Ces 47 substances représentent en tout 89 résidus ingérés dans la journée.

37 substances différentes suspectés d'être des perturbateurs endocriniens (PE). Ces 37 substances représentent en tout 71 résidus ingérés dans la journée.alt

Même si, dans la quasi-totalité des cas, les limites légales pour chaque substance chimique prise individuellement ne sont pas dépassées, on voit bien dans notre enquête que la réalité de l'exposition des consommateurs aux contaminants possiblement cancérigènes et/ou PE est préoccupante car elle résulte de l'ingestion de cocktails de très nombreuses substances. Les effets de synergie possible induits par l'ingestion de tels cocktails de contaminants ne sont pas pris en compte dans l'évaluation des risques posés par ces différentes substances et le risque final pour le consommateur est donc probablement sous estimé. Ce questionnement est repris par des instances européennes, des organismes chargés de l'évaluation et de nombreux scientifiques.

Quelques conseils pour éviter cette contamination

Consommer des produits issus de l'agriculture biologique

L'AFSSA Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments reconnait que : "Le mode de production biologique en proscrivant le recours aux produits phytosanitaires de synthèse, élimine les risques associés à ces produits, pour la santé humaine."

Cette alimentation sans résidus de pesticides a un impact très favorable sur le niveau de contamination corporel et donc la santé. Le fait de passer à une alimentation biologique élimine très rapidement les résidus de pesticides les moins persistants de nos organismes. Ainsi, une étude conduite sur des dizaines de groupes d'enfants montre que le passage à une alimentation bio fait disparaitre les résidus d'insecticides organophosphorés de leur organisme.

Consommez des fruits et légumes de saison

L'intérêt réside dans le fait que vous pourrez éviter les aliments produits sous serre qui peuvent « bénéficier » de traitement fongiques importants.

Privilégiez les produits locaux

Cela peut éviter notamment certains insecticides et fongicides qui sont mis dans les lieux de stockage, notamment pour la conservation. Ainsi, il est courant que les oranges ou des bananes, voyageant par cargos, sont traitées par des solutions de Thiabendazole ou autre fongicide.

Evitez les plastiques alimentaires

Pour éviter les phtalates, évitez les plastiques n°3, n°6 et n°7 en PVC pour vos usages alimentaires. Toutefois nos analyses montre qu'un contenant en plastique alimentaire n°5 (PP) peut aussi relarguer des phtalates. La prudence est donc de mise. Préférez autant que possible pour les contenants ou le stockage de la nourriture les matériaux en l'état actuel les plus sûrs : gré, verre, inox ou acier inoxydable, terre cuite, céramique.

Eviter de chauffer de la nourriture ou des liquides dans des contenants en plastique.

Evitez le PFOA (teflon)

Vous pouvez choisir des poêles sans PFOA dont certaines marques font déjà un argument de vente et qui portent le logo « No PFOA ». Le meilleur ustensile de cuisson semble être ceux en acier inoxydable qui certes attache plus mais sont facilement nettoyable.

 

Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2613_menus_toxiques.php

 

 
LE TEMPS DANS UNE AMAP
Association - Articles divers
Écrit par HAMANN Laurent   
Mardi, 16 Novembre 2010 15:55

Une Amap, ne peut se vivre qu’en s’engageant et en raisonnant à long terme (soit plus de 5 saisons), sinon à moyen terme (au moins 3 saisons).

Effectivement cet engagement, cette contrainte oblige et peut être considéré comme handicapant dans la vie quotidienne.

Cette vie quotidienne qui demande toujours plus, toujours plus vite ne peut pas correspondre à la vie d’un ou d’une adhérente en AMAP. Et pourtant j’ai changé, ma famille aussi, et nous ne sommes pas les seuls, alors pourquoi pas vous ?

Vivre… Se prendre le temps, se libérer des sacro-saints « impératifs » en les remettant simplement à leur place c’est à dire loin derrière sa propre vie, sa santé, derrière sa famille, ses amis et proches.

Quand on subit la société on ne la vit plus. Les associations, telle la notre, œuvrent pour permettre de retrouver du sens. Du sens dans un des fondements de la vie se nourrir…

Donc voilà un schéma où le temps à toute sa place. Ce temps nous permet de retrouver du sens dans la patience, l’engagement avec le plaisir de partager recettes et idées, points de vue mais aussi connaissances.

 

alt

 

 

 
<< Début < Préc. 1 2 Suiv. > Fin >>

Page 1 sur 2

panierssolidaires