Atelier serre à Erstroff : les travaux ont bien avancé...
Association - Activités
Écrit par L'homme qui n'aimait pas les pseudonymes   
Mercredi, 04 Novembre 2009 22:31

Hier, dès l'aube, à l'heure où blanchit l'ensilage,05-notre_future_serre [520x390]
Tony, Laurent et moi partîmes pour Erstroff.
Pourquoi, me direz-vous, faire un si long voyage ?
Vous le saurez, amis, dans la prochaine strophe.

Nous allions travailler à la nouvelle serre
Que Bertrand Schont construit pour notre association.

Avec bravoure, avec vigueur, avec passion,
Nous l'avons tous les trois arrimée à la terre.

Vous sentant captivés par cette histoire exquise,
J'en profite pour faire une petite pause.

M'autoriserez-vous à continuer en prose ?
Autant vous l'avouer : écrire en vers m'épuise...

 

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B
on, j'préfère tout reprendre depuis le début, pace que sinon vous allez pus rien piger. (Ouais, je sais, les potes, ma prose est moins raffinue que mon versouillage, mais ça va quand même pus vitement). Donc hier matin, même que c'était le 3 novembre, Tony Grazia a conduit not'président et ma pomme à la ferme d'Erstroff. On a enfoncé pendant deux ou trois heures des « ancres » dans la terre tout autour de la serre. C'est un peu comme planter des sardines avant de monter une tente, sauf que c'est vachement pus profond donc davantage gourmand en énergie musclarde.

Au jour d'au jour d'aujourd'hui, on a remis ça, tellement que c'était bon. On a fini de planter les espèces de sardines et pis on les a attachées avec un bon gros câble à la serre pour pas qu'elle s'envole pendant que ce sera tempête. Malheureusement, on n'a pas tout à fait terminé ce travail pour cause qu'on avait une tiote pénurie de matériel. Du coup on était un peu frustré alors comme ça, pour passer le temps on a commencé à creuser une tiote tranchée un peu à l'extérieur ed la serre. Il paraît que ça servira à enterrer le bas de la bâche, mais moi j'crois que c'est surtout un prétexe qu'on a trouvé pour pouvoir s'éclater en piochant, bêchant et pelletant jusqu'à ce que pâmoison s'ensuive.

J'dois tout de même dire que la journée nous a un chouïa déceptionné rapport à notre masochisme. Trop de pauses à mon goût : café à dix heures et demi ; de midi à deux, excellent repas préparé par Mme Schont ; à quatre heures, Kaffee und Kuchen. Au total, on n'a pas travaillé si dur que ça. Nos corps d'athlètes sont sans doute atrocement courbaturés, déformés, meurtris, mais il n'y paraîtra plus dans dix ou vingt ans.

En conclusion, je conseille à tous les amapiens de venir de temps en temps aux ateliers à la ferme. Y en a pour tous les goûts. Les ceusses qui adorent s'esquinter le dos y trouveront leur compte, mais les plus délicats pourront effectuer des travaux plus conformes à leur malingre constitution. Viendez ! C'est sympathique comme tout, et en plus ça rend service à not' maraîcher qui est comme toujours surchargé de boulot.

 

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